Ça commence en urgence pleine-face, pas le temps de faire du réfléchissage posé. Quelqu’un qui veut juste du sortage immédiat, n’importe comment, pendant que l’autre répond en semi-engagement, comme s’il savait déjà que ça tiendra pas. Le père pis ses phrases font encore du résonnage lointain, mais ça a jamais pris en ancrage réel. James est pas en train de partir, il est en décrochage progressif : de chez eux, de l’école, de lui-même en morceaux. Le coton ouaté devenu armure de rebondage, c’est pile ça… rendu là, t’écoutes plus, tu fais du renvoyage automatique. Le plan est mince en construction fragile : un banc, une carte, pas de questions. Mais quand t’as plus rien, mince ça peut faire du semblant de sortie.
Pis là, évidemment, le banc fait du remplissage imprévu. La carte est là, mais plus en neutralité libre, déjà prise dans du contextage étrange. James ralentit. Pas du courage, pas de la fuite… juste du ralentissage habité. Un doute qui rentre en intrusion douce. « Il a su. » Ça reste en flou signifiant, pis c’est parfait. Il aurait pu faire du continuage droit, prendre la carte, disparaître en effaçage rapide. Mais ses jambes font de l’hésitage réel, pis pour une fois, il est pas en certitude directionnelle. Pis ça, c’est le vrai basculement intérieur : le moment où ça tient plus juste par réflexe.
J'adore et en plus, toutes vos expressions, nos chers cousins francophones du Québec (Libre aurait dit "Mon général"). J'adore. Merci à toi pour ce texte si frais et si différent. Nous semblons nombreux à attendre la suite je crois
Bien que j’adore la singularité de ma langue québécoise, je dois avouer que je ne me permets pas vraiment de partager cette oralité! Je réalise cependant que j’adore jouer avec la mécanique du dialogue ! Je crois que je vais travailler sur une suite 🤭💨🏃♂️➡️
Bravo, moi de mon côté j'apprends vos expressions 😁
Je suis sortie de ce que je fais habituellement mais j’ai eu beaucoup de plaisir!!🤩
Ça commence en urgence pleine-face, pas le temps de faire du réfléchissage posé. Quelqu’un qui veut juste du sortage immédiat, n’importe comment, pendant que l’autre répond en semi-engagement, comme s’il savait déjà que ça tiendra pas. Le père pis ses phrases font encore du résonnage lointain, mais ça a jamais pris en ancrage réel. James est pas en train de partir, il est en décrochage progressif : de chez eux, de l’école, de lui-même en morceaux. Le coton ouaté devenu armure de rebondage, c’est pile ça… rendu là, t’écoutes plus, tu fais du renvoyage automatique. Le plan est mince en construction fragile : un banc, une carte, pas de questions. Mais quand t’as plus rien, mince ça peut faire du semblant de sortie.
Pis là, évidemment, le banc fait du remplissage imprévu. La carte est là, mais plus en neutralité libre, déjà prise dans du contextage étrange. James ralentit. Pas du courage, pas de la fuite… juste du ralentissage habité. Un doute qui rentre en intrusion douce. « Il a su. » Ça reste en flou signifiant, pis c’est parfait. Il aurait pu faire du continuage droit, prendre la carte, disparaître en effaçage rapide. Mais ses jambes font de l’hésitage réel, pis pour une fois, il est pas en certitude directionnelle. Pis ça, c’est le vrai basculement intérieur : le moment où ça tient plus juste par réflexe.
Je ne sais pas où James s’en va. Lui non plus d’ailleurs. Mais il parcours tout ce qu’il peut de milage pour tenir bon!!
Waaa je veux la suite!!! Excellent, les dialogues sont très bons!
Merci Johanne! C’est toujours ça que j’ai évité de faire… les dialogues parce que j’avais peur que ça sonne faux, mais je vais continuer!!!
J'adore et en plus, toutes vos expressions, nos chers cousins francophones du Québec (Libre aurait dit "Mon général"). J'adore. Merci à toi pour ce texte si frais et si différent. Nous semblons nombreux à attendre la suite je crois
Bien que j’adore la singularité de ma langue québécoise, je dois avouer que je ne me permets pas vraiment de partager cette oralité! Je réalise cependant que j’adore jouer avec la mécanique du dialogue ! Je crois que je vais travailler sur une suite 🤭💨🏃♂️➡️
omg c'est ben enlevant ce petit fragment là!
ça me fait penser (vaguement, le concept plus que le texte) à ce livre : https://lieux-georges-perec.seuil.com/
Perec s'est assis au même endroit à plusieurs dizaines de reprises pour documenter ce qu'il voyait!
si ça te tente, on copie l'exercice ensemble à Sherbrooke cet été?
OUI JAIMERAIS beaucoup 💡💡💡
ok on se planifie ça à mon retour!!