Soir de scotch
J’aime savoir que mon regard te paralyse. J’aime transpercer ton corps avec mes yeux. C’est toi qui as l’habitude de pénétrer. Je te fais subir l’inverse, debout près du bar. Douce découverte. Je sens ta respiration s’accélérer. Tu n’es pas capable de me regarder droit dans les yeux. Cultiver l’anticipation, entretenir les lignes à haute tension. Mettre le feu à tes vêtements sans que je t’aie touché encore. Sentir l’envie qui émane de toi, une goutte de sueur perlant sur ton front, je sais que ce n’est pas seulement la faute de la canicule. Je prends ma part de responsabilité tout comme j’aimerais te prendre toi.
Sens-tu mon désir? Mon parfum sera ta nouvelle drogue. Addictif. Pas de désintox possible. Effet instantané. Tu es sous mon emprise. Je décide, tu es bon joueur. Tu veux gagner, mais c’est impossible en jouant avec moi. Miss Fatale décide. Elle ne perd jamais!
Coup de dé. Bien roulé. Le temps s’arrête. Mes lèvres dans ton cou. Mes doigts accrochés au nœud de ta cravate. Laisse subtile de début de soirée. Tu ne peux pas te déprendre. Tu t’offres à moi. Tu me fais plaisir en sautant dans l’inconnu. Toi qui as l’habitude de sauter…Simplement.
On arrête le temps. Le temps d’une gorgée. Ta pinte presque vide, tu me regardes, intrigué par le petit verre que je porte à mes lèvres de ma main droite. Un liquide de couleur ambre. Un scotch oui. Je t’ai sorti le grand jeu. J’apprécie ce breuvage qui me fait sentir puissante, qui attise mon feu tout en descendant lentement au fond de ma gorge. J’avale avec fierté cette gorgée, sans plisser les yeux, sans grimacer. Je suis forte. Je te fais boire une gorgée que tu viens cueillir sur ma langue. Ta première lampée passe moins bien que tu ne l’aurais voulu. La finale cendrée te surprend. Je te souris en plongeant mes doigts dans tes cheveux. Tu ne sais plus quoi faire.
Ton envie de me suivre jusque chez moi est palpable. Tout comme la bosse qui se pointe dans ton pantalon. J’accorde mes gestes au ralenti, un bouton de mon chemisier est défait. Par exprès, mais j’affiche une nonchalance déconcertante. Je te vois reluquer le galbe de mon sein. Tu es fait. Tu seras mon territoire, ma proie. Les effluves de mon scotch se mélangent à mon parfum vanillé ainsi qu’à ton odeur d’homme qui désire. La chasse est ouverte.
Je te vois, cerf majestueux, fragile, mais avec un panache sans pareil. Un panache que je devine maintenant bien dressé sous ton pantalon. J’avale ma dernière gorgée en ne te lâchant pas du regard. Je fais rouler les saveurs dans ma bouche comme je t’imagine rouler ta langue en mon centre pour t’imprégner de mon goût. Je suis un grand cru, j’ai envie que tu me dégustes.
Monter les marches jusque chez moi. Nos vêtements qui s’éparpillent sur le plancher. Attraper ma nouvelle bouteille de «Bowmore 12 ans» et l’amener avec nous dans ma chambre. En verser dans ta bouche, pour déguster le tout à même tes lèvres. Faire couler le nectar sur ma poitrine pour t’en faire découvrir un nouveau point de vue.
Lèvres charnues et curieuses. Gourmandise de fin de soirée. Du bonbon, ton corps. Sucrée, acidulée, ma chatte. Saveur unique, édition de luxe. Liqueur tendre et addictive. Jouissance estivale, fiévreuse et maladive. Route du désir, plus le temps d’être subtile. Je te boirai à même la bouteille.



Si bonne courage 🥰🥰🥰
C’est l’été icitte! Je canicule…