Les petits gestes
Il y a quelques jours, j’ai déposé un texte s’intitulant “Correspondance”. Je l’ai écrit en ayant une direction en tête: écrire ce qui me ferait du bien en ce moment.
J’ai déposé dans ce texte toutes sortes de petites intentions. En pensant à moi qui excelle dans l’art de se mettre de la pression pour tout et rien. Qui se tape sur la tête lorsque je fais une erreur banale (un jour je vais vous raconter à quel point je suis bonne pour rater mes pommes de terre en purée).
À la fin, j’ai eu une idée un peu folle. J’ai décidé de ne pas la réprimer et de foncer au coeur de celle-ci!
Et si j’offrais aux gens une lettre manuscrite de ma part? Est-ce que les gens vont vouloir recevoir ce petit fragment chez-eux? Est-ce que c’est futile, voire inutile?
À ma grande et agréable surprise, des gens ont répondu à l’appel! J’espérais pouvoir ouvrir mon carnet de correspondance, mais je ne me doutais pas de la joie immense que cela me procurerait!
Au moment d’écrire ces quelques lignes, j’ai fait partir 6 lettres à la poste hier! Quatre lettres au Québec et deux lettres qui vont traverser l’océan pour atterrir en France!
J’ai pris le temps de prendre le temps. Je voulais que ce moment d’écriture soit un moment de douceur autant pour moi que pour la personne qui recevra éventuellement mon petit fragment d’Éclopée. Mon petit café, ma petite bougie parfumée et mes crayons préférés!
En écrivant, j’ai eu des souvenirs d’une époque un peu lointaine. Quand j’avais 10 ans, mon enseignante avait initié un projet de correspondance avec des jeunes de notre âge en Europe. Je me souviens du moment où on avait appris à écrire notre lettre. La date en haut à droite. Le choix du papier. Prendre sa plus belle écriture. Faire un brouillon, le corriger et envoyer la version au propre. Ajouter notre petite photo d’école dans la lettre pour que notre correspondant puisse savoir à qui il s’adressait.
Je ne suis pas tellement vieille. J’ai 34 ans. On dirait que ce rituel n’existe plus. Non je ne vous servirai pas un discours à la “ dans mon temps c’était bien mieux, bla bla bla”. Je suis tout de même reconnaissante des avancées et des contacts que la tehcnologie nous permet d’avoir. Je suis quand même en train d’écrire sur Substack… Si je n’avais pas le web et mon ordinateur, ce serait un peu difficile!
Reste que j’ai vraiment apprécié mon rituel d’écriture. Ça m’a apaisé. J’aurais très bien pu repousser à plus tard, car je suis impliquée dans un projet de comédie musicale, j’ai énormément de responsabilités. J’aurais pu mettre mon temps là-dessus. Je suis contente d’avoir écouté la petite voix qui aime les choses spéciales. Qui aime faire de l’ordinaire des moments extraordinaires!
J’ai bien hâte d’avoir le retour de mes correspondants!
Pour ceux et celles qui ont manqué le bateau, pas de panique je vais ouvrir mon carnet de correspondance à d’autres moments dans l’année, en vous abonnant à mes publications, vous pourrez être avisés quand ce sera le cas! Je n’ai pas encore décidé quand ce sera, mais il me semble que “correspondances printanières” ça sonne doux dans mes oreilles!
Suis-je la seule à aimer transformer le quotidien par de petits rituels? Quel geste posez-vous qui transforme une journée maussade en quelque chose d’étincelant?



Ma meilleure amie a eu la merveilleuse idée de nous offrir un cahier de note. Chacun notre tour, on possède le cahier jusqu’à ce qu’on se revoit, et on y écrit absolument tout ce qu’on veut. Quand on reprend le cahier, on lit les textes de l’autre, on répond ou pas… bref, ça garde des traces de la vie, j’adore ça!
Étincelant ?
Quand le feu de cheminée se propage à la table du salon ?
Non, je plaisante, je n’ai pas de salon !